mercredi 8 octobre 2014

Insomnies, sommeil de mauvaise qualité : un éventail de solutions adaptées aux causes !


Sommeil léger, fréquemment interrompu :
HE  de verveine odorante bio, soit pure (1 goutte oralement au coucher) soit en transcutané (applicateurà bille). On obtient également de bons résultats avec le petit grain clémentinier bio, en diffusion légère* par exemple.
L’HE de sauge sclarée bio est très spécifique de la femme : on vérifiera son action en touches légères sur la peau (poignets, plexus solaire) ou dans le bain (10 gouttes en passant par un émulsifiant de rigueur, de type Solubol).
L’essence de mandarine bio, verte ou rouge, est sédative mais son efficacité se vérifie par voie interne : 2 gouttes en début de soirée et 2 gouttes avant de se mettre au lit.
Pensez aussi à l’hydrolat bio de fleur d’oranger ou de verveine odorante (selon le goût) : une à deux cuillerées à café dans un verre d’eau pure, à prendre en soirée.

Pensées obsessionnelles, répétitives, macérations mentales :
HE de marjolaine des jardins bio (dite encore marjolaine à coquilles), généralement en applications pures de 6 à 7 gouttes sur le plexus solaire, en soirée. La marjolaine des jardins est très bien tolérée. Son efficacité est telle qu’il n’y aura pas lieu de l’utiliser sur une longue période. En quelques jours à peine, le cercle vicieux de l’épuisement nerveux est brisé.

Anxiété, angoisses diffuses :
HE de camomille romaine bio, en applicateur à bille. Hydrolat de fleur d’oranger bio par voie interne : une cuillerée à café dans un verre d’eau pure, plusieurs fois par jour sans inconvénient. L’HE d’oliban bio en petites touches, soit en applicateurà bille, soit en diffusion légère, est toujours aussi efficace pour se mettre au-dessus de la mêlée, pour désamorcer l’émotivité à fleur de peau.

Stress chronique par le fait de l’agressivité et/ou de la morosité ambiantes :
HE de lavande fine bio ou de petit grainbigarade bio (« simple » stress) ; ces 2 HE sont la base du mélange Arômes de Sérénité. En transcutané ou diffusion légère.
Synergie Arômes de Sérénité : quelques gouttes sur les faces intérieures des poignets, dans le creux des coudes, en diffusion légère ; pour déstresser sans perdre le contact avec la réalité. Utilisé le soir, le même mélange aide à lâcher prise.
Le spray atmosphérique Relax’Air déstresse instantanément, par exemple dans la voiture.
Les hydrolats de lavande fine bio, de fleur d’oranger bio (néroli), de verveine odorante bio ou de mélisse bio, selon les goûts, pourront se nébuliser dans l’atmosphère pour peu qu’on y branche une pompe de brumisation. Avantage : la touche aromatique très subtile et une humidification souvent bienvenue. Brumisez sur vous-même également !

Carence affective, tristesse, retrait émotionnel, besoin de réconfort :
HE de géranium rosat bio ou de verveine odorante bio en applicateur à bille. HE de litsée bio ou lemongrass bio en diffusion légère en soirée (éviter de préférence la nuit). Diffuser de l’essence de pamplemousse bio tout au long de la journée fait du bien à l’âme.

Difficulté de dormir par le fait d’une fatigue profonde, un sentiment d’usure :
HE d'épinette noire, pin sylvestre, pin laricio ou ravintsara en diffusion légère. Le mélange pour diffuseurs Le Souffle des Arbres constitue également un excellent neurotonique dans ce contexte d’épuisement profond.

Difficulté à prendre la vie comme elle vient :
Très généralement, pour bien s’inscrire dans le présent sans souci du passé ou du futur : essences d’orange douce bio, de bergamote bio ou de pamplemousse bio en diffusion. Agréable à tout moment de la journée, pour peu que la diffusion reste maîtrisée et discrète.

André Bitsas


*Diffusion légère : par un système à froid de toute façon, soit un diffuseur ultrasonique, soit un diffuseur « venturi »(verre + pompe) réglé à faible puissance.

jeudi 24 juillet 2014

Trafic illégal de bois de rose : à Madagascar, ce sont les journalistes qu'on enferme !

La protection du bois de rose n'est pas seulement l'affaire de l'Amazonie, mais aussi celle de Madagascar. A côté d'initiatives privées louables que nous connaissons tous, il semble hélas que les gouvernements successifs de "la Grande Ile" se transmettent des comportements de corruption pour le plus grand malheur d'espèces pourtant protégées. Jugez plutôt...

Lundi 21 juillet, Jean-Luc Rahaga, directeur de la publication du quotidien national Madagascar Matin et son rédacteur en chef, Didier Ramanoelina, ont été arrêtés à Antananarivo pour avoir publié une lettre de lecteur accusant trois ministres – dont celui des infrastructures, Rivo Rakotovao, qui a porté plainte – d'être impliqués dans le trafic de cette essence protégée inscrite à l'annexe 2 de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (Cites).

Le procès s'est déroulé à huis clos mercredi. Les journalistes risquent de six mois à deux ans de prison et le journal un mois de suspension de parution. Une manifestation rassemblant une cinquantaine de journalistes a eu lieu dans la capitale et l'Alliance Voahary Gasy, qui regroupe les organisations environnementales, a apporté son soutien aux détenus. « La justice a pris une décision disproportionnée contraire au Code pénal dans lequel la détention préventive est une mesure exceptionnelle », déplore Andry Andriamanga, le porte-parole de l'Alliance joint par le journal Le Monde.

Si personne ne songe à dédouaner la presse de la responsabilité dont elle doit faire preuve lorsqu'elle met en cause des personnes en publiant leur nom, l'attitude du tribunal d'Antanarivo alimente la frustration de ceux qui espéraient que l'élection de Hery Rajaonarimampianina ouvrirait une ère nouvelle. En février, le président avait promis de « diriger personnellement le combat contre les trafics de bois de rose ». Depuis, rien ne s'est produit et plusieurs saisies réalisées à l'étranger ont confirmé l'activité persistante des réseaux mafieux qui alimentent la Chine en bois de rose, en dépit de l'embargo international adopté en juin 2013.


Pour les consommateurs de bois de rose que nous sommes, qu'il s'agisse de bois exotique ou d'huile essentielle extraite d'ailleurs du cœur du bois, une seule attitude possible : prendre conscience de l'existence de telles situations et éviter de "consommer idiot".


mardi 17 juin 2014

L’HE de Pruche : le message de paix d'un colosse qui a tout son temps !


Famille botanique des abiétacées
Dénomination latine : Tsuga canadensis
Huile essentielle obtenue par distillation des aiguilles

Présentation

Cette « pruche » du Canada est arrivée plus récemment dans le domaine de l’aromathérapie. Cet arbre, à la différence de son compatriote canadien, le sapin baumier - Abies balsamea - résiste mal au froid. Et à la différence du pin sylvestre - Pinus sylvestris - il ne pousse pas n’importe où, puisqu’il préfère les sols humides et fertiles. Autres conditions, autre personnalité : Tsuga canadensis n’est vraiment pas « un résineux de plus ». Ce que révèle une biochimie étonnamment complexe : monoterpènes bien-sûr, mais aussi esters (plus de 30 %), monoterpénols, cétones, sesquiterpènes… Par son taux d’esters, cette pruche ressemble à, et surpasse, une HE plus répandue, le sapin de Sibérie, Abies siberica

 
Propriétés

Les caractéristiques générales des huiles essentielles d’abiétacées se retrouvent ici mais la forte présente d’esters (plus de 30 % d’acétate de bornyle) introduit un principe d’équilibre et d’harmonie, ces molécules corrigeant toutes formes de dystonies du système nerveux autonome.
Cette huile essentielle s’envisagera pour lutter contre diverses affections respiratoires s’accompagnant de spasmes et d’encombrement muqueux.
Dans le même contexte, elle est immunostimulante.
Régulatrice du système nerveux, elle permettra notamment de retrouver un rythme cardiaque normal.
Pour de telles applications, utilisez-la en diffusion atmosphérique (son arôme est somptueux), en friction ou en massage.
Utilisée en friction locale (testez-la pure car elle est généralement bien tolérée), elle apaisera les douleurs musculaires et articulaires.
 

Plan psycho-émotionnel

Les propriétés sur ce plan découleront des propriétés générales : l’HE de pruche exprime une profondeur qui se différencie nettement de la vigueur du pin sylvestre et de la légèreté du sapin baumier. C’est à un sage, un modérateur, que l’on a affaire ici. Précisons : un « grand » sage puisque certains sujets atteignent 50 m de haut ! Preuve supplémentaire de sagesse, la pruche prend tout son temps : il lui faut 100 ans pour atteindre 25 mètres de haut. Son espérance de vie est de 600 ans…
Neurotonique et harmonisante, cette huile essentielle soutient les personnes que la faiblesse nerveuse, l’estime de soi défaillante, les scories du passé entraînent dans les comportements compulsifs et de dépendance (à la nourriture, au tabac, aux drogues).
Elle aide à prendre du recul par rapport à ses propres faiblesses et à ne pas se laisser emporter par elles dans des états de débâcle nerveuse, voire de panique. Elle soutient les personnes en fin de vie à accepter le passage qui s’annonce.
Pour ces applications : diffusion atmosphérique, onction ou friction (privilégier le plexus solaire et les faces intérieures des poignets), massage ou bain.

 

samedi 15 mars 2014

L'essence de pamplemousse, un rayonnement jubilatoire et libérateur




Famille botanique des rutacées
Dénomination latine : Citrus paradisii
Essence obtenue par expression du zeste du fruit


Présentation

L’essence de pamplemousse certifiée bio est difficile à obtenir, l’offre étant faible dans le bassin méditerranéen. Souvent, elle nous vient d’Israël ou d’Amérique du Sud, d’Argentine en particulier.

Elle se compose d’une part importante de monoterpènes ; la différence avec le citron est que le limonène règne en maître : autour de 94 % ! Toutes les autres familles sont minoritaires; les rares aldéhydes et esters apportant une touche de douceur au portrait. A noter des traces de nootkatone, une cétone. Cette essence n’étant pas obtenue par entraînement à la vapeur d’eau, on y trouve également des molécules non volatiles, tels des flavonoïdes. Attention à la présence de coumarines : cette essence ne s’applique pas pure sur une partie de peau qui sera immédiatement exposée à la lumière du jour.

Un arôme assez doux et finalement assez typé. Malgré sa surabondance, le limonène se teinte de nuances intéressantes, dont une certaine amertume assez caractéristique du fruit (essence et jus).


Propriétés

En alternance avec l’essence de citron, utilisez-la en diffuseur pour aseptiser les locaux. Pensez également à l’action psycho-émotionnelle décrite plus loin.
Elle interviendra également dans des mélanges anti-cellulite. Elle y remplacera avantageusement l’essence de citron
Par voie interne, on retrouve les propriétés de bon nombre d’essences de rutacées : l’essence de pamplemousse est apéritive, digestive, dynamise la circulation, draine l’organisme et favorise l’amincissement. N’oubliez pas de l’utiliser pour accommoder vos desserts.

Plan psycho-émotionnel

Moins vigoureuse que l’essence de citron, l’essence de pamplemousse est tout aussi dispensatrice de joie, totalement efficace dans l’instant présent, mais sa force mentale se nuance de sensibilité et d’émotion.
Si l’essence de pamplemousse nous invite à exister pleinement, à « rayonner » comme ce fruit lumineux lui-même le suggère, elle le fait avec doigté et délicatesse. Ces dernières qualités en font finalement une excellente guérisseuse puisqu’elle invite chacun à exprimer son potentiel de vie, même dans les circonstances les plus difficiles. A sa manière, c’est un bon antidépresseur.
Il n’est pas étonnant, dans un contexte plus précis, qu’elle puisse s’envisager pour aider les personnes malades et mutiques, repliées sur elles-mêmes, en particulier dans les phases terminales de maladies graves.
Pour les applications qui précèdent, utilisez-la en diffuseur, incorporez-la dans une huile de massage ou appliquez-la en onction pure (par exemple sur la face intérieure des poignets, et respirez ensuite) en évitant de vous exposer à la lumière du jour immédiatement après.

lundi 24 février 2014

Les extraits CO2 : les avantages d'une technique en plein développement

Les huiles essentielles sont obtenues par la méthode de distillation à la vapeur d'eau. Les huiles végétales par la simple pression à froid.
Ces deux méthodes sont "propres" mais le revers de la médaille est que leur rendement est faible. Lorsqu'on distille 4 tonnes de roses de Damas à la vapeur d'eau, il est connu qu'on n'obtient qu'un seul kilo d'huile essentielle : on est aux limites de la rentabilité.
Dans le domaine de la parfumerie, le procédé d'extraction le plus courant implique l'immersion des plantes dans des solvants. Au bout du compte, on obtient un extrait aromatique poisseux et coloré, appelé "essence absolue". Même si le solvant en est séparé après coup, ce dernier peut encore se trouver à l'état de traces dans l'essence absolue.
La technique d'extraction dite "par CO2 supercritique" est bien plus intéressante. Dans un alambique étanche, les végétaux sont mis en contact avec du dioxyde de carbone sous pression. Dans de telles conditions, ce gaz se comporte comme un solvant. L'extrait étant obtenu, le gaz est détendu et recyclé en vue d'un usage ultérieur.
Le procédé permet d'obtenir une huile essentielle ou une huile végétale particulièrement pures, non modifiées, très actives et sans trace du moindre solvant. Il est évident que la méthode n'engendre aucune pollution, ni sur le produit, si sur l'environnement.
L'inconvénient est que l'équipement sophistiqué a des répercussions sur le prix du produit final. Mais cet inconvénient est relatif : une part donnée d'extrait CO2 est bien plus active que son équivalent obtenu par des méthodes plus classiques.
Nous commençons à proposer des extraits CO2 lorsque la pertinence du procédé est indiscutable :
- une huile végétale d'argousier bio extraite du fruit, en raison du faible rendement au pressage traditionnel
- une huile végétale de germe de blé bio, en raison des faibles volume de germes de blé biologiques disponibles sur le marché ; dans ce cas, on apprécie l'avantage d'avoir une matière hyper-active au départ de quantités de végétaux réduites. Un must pour des des raisons économiques et écologiques.
De fait, dans un cas comme dans l'autre, par leur pureté et leur concentration, on obtient des produits particulièrement puissants, notamment dans le domaine cosmétique. A essayer absolument, et toujours en très petites doses !

samedi 30 novembre 2013

HE magique tirée d'une plante magique : le laurier noble


Famille botanique des lauracées
Dénomination latine : Laurus nobilis
Huile essentielle obtenue par distillation des feuilles
De couleur transparente
D’odeur fraîche, vive, pénétrante, plus ou moins épicée selon les origines


Présentation

Le laurier impressionne et est paré de toutes les vertus dans l’Antiquité gréco-romaine (il est sous la protection des dieux de l’Olympe). On l’associe au soleil, au feu, au courage, à la noblesse. La pythie de Delphes utilisait les feuilles de laurier qui favorisait le don de prophétie, la capacité de guérir, la clairvoyance. Hildegarde de Bingen décrit le laurier comme une panacée.

Au Moyen-Âge, le laurier est censé protéger du mauvais œil, des emprises du diable et de la foudre.

Son huile essentielle est infiniment complexe : elle contient des oxydes (40 % de cinéole environ), des monoterpènes, des monoterpénols (une synergie intéressante de linalol, alpha-terpinéol, terpinène4-ol...), des esters, un peu d’éthers, des traces de phénols. Et bien d’autres constituants à l’état de traces : plus de 200 repérables !



Propriétés

Par sa composition complexe, l’huile essentielle de laurier noble est polyvalente et apte à modifier durablement le terrain.

Elle combat les infections – bactériennes, virales, mycosiques – tout en étant très bien tolérée par la peau et les muqueuses. On y a recours dès lors pour combattre l’acné, les furoncles, les aphtes. Elle convient aux soins des dents et des gencives.

On retiendra son action contre tous les phénomènes de dégénérescence, de putrescence. En association avec l’huile essentielle de genévrier, c’est un antifermentaire et assainissant intestinal.

Ses propriétés régénérantes permettent de l’utiliser en aromathérapie cosmétique, comme revitalisant cutané.

Par ses propriétés anti-infectieuses et mucolytiques, on peut l’incorporer dans un mélange à visée respiratoire.

Expectorante et antispasmodique, elle peut convenir aux asthmatiques, seule ou en mélange.

On la recommande pour les candidoses difficiles à extirper.



Mode d’emploi

Pour traiter un problème de gencives ou un aphte, il est courant de l’associer au tea tree. Utilisez ces deux HE à parts égales, pures ou diluées dans un peu d’huile de millepertuis.

Par les interfaces cutanée (friction) et respiratoire (diffusion), elle est suffisamment complexe pour être utilisée seule et traiter toute affection touchant l’appareil respiratoire.

En cas d’asthme, il suffit déjà d’en respirer quelques gouttes déposées sur un mouchoir. Son action neurotonique est un atout supplémentaire.

Pour les candidoses, on l’associera aux HE de géranium rosat, de tea tree et de thym doux à linalol, per os ou dans un ovule vaginal. On pensera également à renforcer le terrain à l’aide d’un hydrolat de thym (à thujanol de préférence).

Comme tonique cutané : 3 % dans une huile végétale adaptée au type de peau ou à une crème végétale neutre.



Plan psycho-émotionnel

L’huile essentielle de laurier noble est une note de feuille par excellence. Vocation générale de cette note : se relier à son environnement, le comprendre, s’y inscrire et le marquer par ses projets et ses actions. La feuille de laurier amplifie le portrait par son caractère persévérant et indomptable. Quel meilleur allié au service de la personnalité hésitante, pusillanime, racrapotée sur elle-même. L’HE de laurier restaure la force vitale nécessaire à la poursuite d’une idée… elle permet aussi et surtout de s’y tenir sans faiblir. Son projet dépasse largement que ce que nous proposent ces neurotoniques de base que sont la ravintsara ou la marjolaine des jardins.

Le laurier convient aux créateurs, aux artistes, à tous ceux qui dépendent de l’intuition et de l’inspiration.

En onction discrète, tel un parfum, en diffusion légère, dans la dose de gel douche du matin ou dans le bain du soir.

N’hésitez plus à explorer le grand monde : ceints de la couronne de lauriers, vous voilà sous la protection des Dieux.

Bioflore vous propose "Magic Laurel" sous forme d'huile essentielle bio, d'hydrolat bio et d'applicateur à bille, bio également.

mercredi 6 novembre 2013

L'HE de ravintsara : un doigté incomparable

Famille botanique des lauracées

Dénomination latine : Cinnamomum camphora cineoliferum
Huile essentielle obtenue par distillation des feuilles de l’arbre

Présentation

Transplanté à Madagascar, ce camphrier a développé une spécificité biochimique bien différente de celle du camphrier d’Asie, et nous donne une huile essentielle majeure en aromathérapie.

Elle contient un peu plus de 50 % de 1,8 cinéole, des monoterpènes, des monoterpénols (près de 10 % d’alpha-terpinéol), des sesquiterpènes.

Bien tolérée et très efficace, la ravintsara est très demandée et la production, surtout en bio, a du mal à suivre. En 2009, la grippe-qui-allait-anéantir-l’humanité a poussé la demande à des hauteurs insoupçonnées. La confirmation des succès de l’aromathérapie mais aussi, hélas, une focalisation un peu fétichiste sur une HE qui n’en demandait pas tant…

Propriétés

La ravintsara stimule l’immunité affaiblie et est puissamment antivirale. A utiliser en cas de grippes, bronchites virales, zona, herpès, mononucléose infectieuse… Pour les problèmes respiratoires, on pourra l’utiliser en diffusion atmosphérique, mais surtout en friction, du fait de son excellente tolérance cutanée. En prévention, on n’hésitera pas à la frictionner sur le thorax. Pour les maladies des bébés : frictionner 2 à 3 gouttes sur les voûtes plantaires.

La ravintsara possède également des propriétés neurotoniques: elles aide dans les cas d’insomnie, de dépression, d’angoisse. Pour ces applications également, on préfèrera l’interface cutanée.

La ravintsara a été testée avec succès pour rendre les patients plus résistants aux infections nosocomiales. Technique utilisée : la nébulisation “venturi”, soit 15 minutes de diffusion toutes les deux heures par chambre de deux lits. La ravintsara est choisie pour sa grande tolérance, son odeur agréable, une biochimie spécifique qui la rend peu susceptible de modifier l’écologie bactérienne de l’hôpital. La concentration d’HE dans l’air est relativement faible et empêche toute action antibactérienne directe sur les tissus des patients. Résultats : nette diminution des journées d’hospitalisation, régression des infections, forte baisse des pneumopathologies nosocomiales.

Plan psycho-émotionnel

L’huile essentielle de ravintsara dégage un arôme, chaud, pénétrant, où perce une agréable nuance florale. Cette HE fortifie le plan physique et tonifie le système nerveux. Son action sur le plan mental est mesurée : elle stimule – sans aucune brutalité – celles et ceux qui macèrent dans des états léthargiques qui semblent les priver de toute volonté. La similitude avec son action médicinale est évidente : peu interventionniste, la ravintsara se contente de nous révéler notre propre capacité de rebondir. Sans avoir l’air d’y toucher : c’est tout à fait elle… Usages privilégiés : diffusion atmosphérique, friction, massage ou bain aromatique.